lundi 21 février 2011

"Eugène Boudin (1824 - 1898), Le roi des Ciels" : nouvelle conférence !

Eugène BOUDIN (1824 - 1898), Coucher de soleil sur l'estuaire de la Seine

L'impressionnisme tire son nom d'un tableau de Claude Monet, "Impression, soleil levant", peint au Havre en 1872 et accroché du 15 avril au 15 mai 1874 dans l'exposition collective organisée à l'initiative du peintre Degas dans le studio du photographe Nadar, à Paris, boulevard des Capucines.
En choisissant ce tableau pour cible de ses railleries et en qualifiant d'impressionnistes les adeptes de cette manière de peindre, le critique satirique Louis Leroy révélait involontairement aux lecteurs du Charivari la naissance d'un courant pictural en quête de lumière, de plein air et d'impressions fugitives.
Il témoignait aussi de l'origine géographique de ce mouvement - Normandie, vallée de Seine et région parisienne - annoncé cela dit par une longue suite de peintres: anglais d'abord (comme) William Turner qui importèrent en Normandie la vision nouvelle du "plein air"; mais aussi normands comme Stanilas Lépine ou Eugène Boudin. 

Sur ce pastel, exécuté sur l'estuaire de la Seine, et conservé au Musée Eugène Boudin d'Honfleur (dont il est originaire), Eugène Boudin témoigne de son indiscutable talent à rendre sur le papier l'éphémère de l'instant crépusculaire, au cours duquel le ciel et l'eau passent du jour à la nuit. Rapide d'exécution le maître d'Honfleur se distingue par cette aptitude à rendre sur le papier la nature fugace des paysages qui s'offrent à lui ! Et qui plus est avec la technique du pastel qu'il maîtrise (on le sait peu) tout particulièrement. Isabey, Millet, Courbet voient à juste titre en Boudin (que Camille Corot qualifie de "Roi des ciels") le concepteur d'une nouvelle peinture, toute d'atmosphère et de temporalité. l' "élève" dont Boudin s'est fait le Pygmallion au Havre depuis 1858 retiendra plus que tout autre cette manière de peindre : un certain Claude Monet, qui confirme combien, souvent, l'élève peut dépasser le maître !

Dominique ANTERION



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mercredi 12 janvier 2011

Un conférencier vert ! L'impact CO2 de mes déplacements professionnels

Photo © Droits réservés

 Un conférencier vert ! L'impact CO2 de mes déplacements professionnels

Conférences à Saint-Nazaire, à Villeneuve-sur-Lot, à Lannion, à Chartres, à Cognac, à Rennes, en région parisienne, etc ... A chaque fois mes déplacements se sont effectués en train. Quel en est le bilan carbone ? 

Du 18/09/2010 au 13/12/2010 les émissions de CO2 de mes trajets ferroviaires s'élèvent à 267 kg. A trajets équivalents, mes émissions de CO2 en voiture se seraient élevées à... 1966 kg ! Voilà qui invite à réfléchir :-) ... en admettant toutefois que les retards de la SNCF sont le prix à payer de cette "performance écologique" !


 

lundi 20 décembre 2010

Neiges de décembre sur le Mont-Fortin (Normandie)

Photo Dominique ANTERION - Tout droit réservé


Sur les hauteurs dominant Rouen, un petit château entouré d'un bois jadis touffu ! Sous les neiges de décembre et un pâle soleil d'hiver, l'allée qui y mène semble aller on ne sait où ! Magie de la neige à quelques pas de la grande ville...


vendredi 17 décembre 2010

Bruges magique... et gourmande !

Bruges, régal des yeux et du palais !

De cette ville qui s'est considérablement développée à la fin du moyen-âge, on retient bien sûr les canaux qui font la renommée de la "Venise du nord", le beffroi (sur la photo), les belles et vaste églises gothiques, les peintres du XVème siècle (comme Van Eyck ou Memling) dont les oeuvres ornent musées et édifices religieux. Pour le photographe, les points de vue se succèdent, plus flatteurs les uns que les autres. On marche, on vire, on se retourne et ce sont sans cesse de nouveaux angles de vues plus esthétiques les uns que les autres. Inoubliable : celui sur le beffroi depuis Rozen-Hoedkaii (notre photo, en vente sur www.lesujet.fr)

Bruges, c'est aussi d'excellentes adresses pour les palais délicats ! Je retiendrai entre autres :

Restaurant-bar Cafédral (Zilverstraat, 38) : beau cadre et carte originale en plein centre ville avec belle terrasse en patio..... pour l'Eté !

Chocolate Line (Simon Steviplein, 19) : Chocolats succulents, noirs, au piment d'Espelette, au cabernet sauvignon, à la mangue... beaux et bons ^^

Juliette's (Wollestratt, 31A) : Un choix inouï de biscuits et de spéculos revisités, de pins d'épices en tout genre... le seul parfun en rentrant vous fait tomber à la renverse.

Du côté déco (surtout en ce temps de noël), je conseille d'aller visiter près de la Grand place la boutique De Witte Pelikaan (Vlamingsstraat, 23). Regorge de choses rutilantes !

Du côté des spécialités, on pourra se régaler d'un Waterzoy de lotte (sorte de blanquette de poisson), d'une anguille au vert, de croquettes de crevettes (garnaal Kroketen) et d'une Carbonnade flamande (à base de bière).

Et à propos de bière, ne pas quitter Bruges sans s'être délecté d'une Bruges Zot, commercialisée dans la plupart des restos de la villes et vendue un  peu partout. Une excellente blonde légèrement ambrée toujours fabriquée dans le coeur de Bruges dans la Brasserie De Halve Maan (qui se visite, Walplein 26). A consommer ..... avec modération of course !

mardi 7 décembre 2010

Décembre 1360 - Décembre 2010 : Le premier franc il y a 650 ans !


Décembre 1360 - Décembre 2010 : Le premier franc il y a 650 ans !

Le 5 décembre 1360, Jean II le Bon donnait naissance par l'Edit de Compiègne au premier franc de l'histoire. Frappé à partir de février 1361, ce premier franc, était de bon poids et de bon or après des années de manipulations monétaires qui avaient mené la population à jeter un œil suspicieux sur le pouvoir émetteur (et donc le roi !). 
La période n'est pourtant pas favorable. La guerre de Cent Ans bat son plein, les échecs succèdent aux échecs, la moitié du pays est sous le joug anglais. Pire, Jean le Bon sort de de quatre années de captivité à Londres après sa capture lors de la Bataille de Poitiers en 1356, et la France doit encore plus deux millions d'écus d'or à l'Angleterre au titre de la rançon que la France devait verser pour la libération de son roi ! Libéré "sous caution" (une première traite de 600.000 écus), Jean le Bon, de retour sur Paris s'arrête à Compiègne et ordonne la frappe de cette nouvelle monnaie. Jamais monnaie ne s'est appelée Franc ! Alors pourquoi maintenant ? Jean le Bon nous donne une piste un peu plus tard s'affirmant "franc des anglois" (libre, sens premier du mot franc). Le premier franc monnaie signifierait-il  au peuple français la liberté recouvrée de son souverain ? Une possibilité que renforce encore l'iconographie de la pièce. Une image du roi inédite sur les précédents monnayages royaux (mais courant sur les sceaux des Seigneurs) : Le roi, armé, cuirassé, à cheval, chargeant en brandissant l'épée ! Sans doute un message du souverain vis à vis de la chevalerie, dont le roi, désormais "franc" des anglais, se proclame clairement le leader ! Sans dire que tout va bien, Jean II semble signifier que rien n'est perdu. Une bataille perdue n'est pas perdre la guerre ! Un message optimiste et au final une monnaie qui compte parmi les plus belles du Moyen-Age.

Dominique ANTERION

(Photo J.-J. Castaing/ Musée de la Monnaie de Paris)